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Lundi 11 décembre 2006

Comme nous ne pouvons plus mettre de photos sur ce blog, nous avons creer un second blog pour la suite de nos aventures

http://plumedelune2.over-blog.com

A de suite..............

les plumeaux de la lune

 

 

Par plume de lune - Publié dans : plumedelune
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Dimanche 22 octobre 2006
Dans son livre "Cap vert" (une merveille qui  mériterait d être dans toutes les bibliothèques) Jean Yves Loude écrit :" Derrière le rempart aride des montagnes se dissimule un coeur vert. Le marin ne peut le deviner, tout comme le paysan, la vue barrée par le manche de sa houe, oublie la proximité de l'océan." Balthazar Lopez, lui écrivait " je venais d'une île où le travail de la terre empêche de bien voir la mer." 
C'est ainsi que se présente l'île de Sao Nicolau à ses visiteurs.
 Il suffit d'ouvrir l'écrin pour decouvrir l'émeraude de l'île aux deux visages.
En tout cas, c'est ici qu'enfin nous avons découvert le cap vert que nous attendions, le vrai. 
La première image de l'île, ce sont des falaises arides et dorées creusées de ravins au bas desquelles se trouve le port de l'île, le port de tarrafal,construit par les Russes dans les années 80.Ici c est le monde des pêcheurs.
 
Le poisson est partout. Il y a une conserverie qui conditionne le thon pour tout le Cap vert. Les pêcheurs rapportent sur leur bateaux dignes de dessins animés des tonnes de thon.
 
A l'arrivée, avant de porter le fruit de leur pêche à la conserverie,les pêcheurs vendent ou donnent des bonites aux habitants qui se regroupent à l'arrivée des bateaux.
 Un soir je suis allée acheter une bonite, les pêcheurs me l'ont donnée, pas question que je paye, ils en ramènent tant !!! c'est pas trés européen comme réaction !! mais quelle leçon ce serait pour nos politiques.
 
On voit alors partout dans la ville des hommes, femmes et enfants tenant leur poisson par la queue.
 Ils le posent parfois au bord d'un trottoir pour discuter un moment, car ici c'est tranquille tranquille, comme ils disent en crioulo, mélange de portugais et de patois.Ici les gens travaillent et travaillent dur mais ils prennent le temps de vivre, sans stress.
 
Il faut prendre l'aluger pour le vérifier. Les chauffeurs font le tour de la ville pour remplir leur véhicule.Ils n'hésitent pas à attendre que la personne ait fini de boucler ses sacs ou faire ses courses.On a parfois arrêté la même personne devant différentes épiceries pour qu'elle y fasse ses courses. On a vu le chauffeur aller récuperer un carton à 500 mètres pour qu'une mamie y mette son petit sac plastique qui risquait de couler ,ou prendre quelqu'un et l'amener chez lui a l'autre bout de la ville pour qu'il recupere un bagage quelconque.On a vu un jour l'aluger s'arreter, car a l'exterieur une gamine, une bouteille d'eau et un verre a la main voulait donner a boire à  sa grand mère qui se trouvait dans le véhicule. Comme tout le monde se connait tout le monde a bu avant de repartir!  On a assisté à une scène que vous ne verrez jamais en France. Un couple arrivant a destination dans un village de l'île  a pris le temps de deshabiller leur petite fille,de la changer de la faire belle avant de descendre, et tout ça a duré un bon moment. Et bien dans tous les cas tout le monde attend dans la bonne humeur, les sénégalais avec leurs paniers pleins de zizigouingoins à vendre dans les rues, les femmes avec leurs cuvettes de linge qu'elles vont laver au lavoir, les paysans qui rentrent de la ville avec leur sac de 25 Kg de riz etc... tout ça c'est normal. Nous on reste chaque fois pantois et on rit de plaisir devant une telle philosophie de vie. Autant dire qu'on a pris le pli. On n'étaient déjà pas des pressés avant.....!!! 
  
Les paysannes descendent chaque matin de la montagne et vendent les mangues,petites mais savoureuses et divers légumes.
 Parce que voilà le secret de l'île, il suffit de prendre un aluger et de faire quelques km pour quitter les zones arides
et découvrir des vallées regorgeant d' une végétation luxuriante, de cultures en terrasse,
 
 
 d' arbres dont l'illustre dragonnier,de fleurs. Comme disait Trénet, c'est un jardin extraordinaire.
 
En fait il y a un sommet de 1312 mètre, le monte Gordo qui sans arme et bouclier stoppe dans leur avancée tous les nuages vagabonds, en entoure son sommet comme d'une écharpe cotonneuse et provoque ainsi pluie et humidité.
 Toutefois comme les autres îles, San Nicolau manque d'eau. Les ingénieurs français ont donc construit de 1980 à 1986 une galerie souterraine qui permet la récupération des eaux qui tombent sur le Monte Gordo pour irriguer les cultures du centre de l'île. Cet événement a révolutionné la vie de l'île en contribuant largement à l'essor de l'agriculture.
 
Et ils sont fiers, les habitants, ils sont fiers de leur île, de leur terre. Ils l'aiment passionnément et ne mesure pas leur peine pour la voir ainsi prospérer.Les méthodes agricoles sont les mêmes que chez nous au début du siècle, tout à la sueur du front, la force du corps et l'aide de l'âne.
 
 On les voit sans cesse dans leurs champs, cassés en deux, courbés sur le maïs qui pousse en quantité ou sur la canne à sucre dont ils tirent le fameux grogo, rhum local ou sur des plants de haricots verts comme la petite mamie ci dessous qui nous a envoyé tant de baisers à notre passage.
 Elle riait de nous voir, et elle nous cueillait des haricots verts et elle nous racontait tant de choses que l'on a pas comprises mais quand elle m'a prise dans ses bras, quel grand moment
 
 
Je crois que nous n'avons jamais vu population plus accueillante.José Juan, lui, nous a salué de sa voiture, nous a demandé si nous étions français, nous a emmené voir la galerie souterraine en nous répétant mille "merci à la France pour cette galerie", puis nous a invité à boire un verre chez lui, nous a donné des bananes de son jardin ainsi que des petits fruits rouges délicieux,.. comme ça par pure gentillesse!
 
Dans la rue les gens sourient, nous parlent, nous demande comment nous allons.
Les enfants sont adorables, ils circulent comme ils veulent dans les rues, parfois cul nu, toujours pieds nus, ils sont toujours prêts à nous aider, à nous conduire quelque part, à se faire photographier (ils adorent ça!!).
 
Nous avons fait quelques randonnées à pied, certains sur le dos de l'âne ....y' a longtemps qu'on avait pas ri comme ça!!!!!! 
 Les paysages sont magnifiques 
 
 
Nous avons assisté à une  fête locale dans un de leur village. Toute la ville de tarrafal où nous avons le bateau était présente et tous nous saluaient, venaient nous parler. Nous avons retrouvé Gaël et Stéphane avac Léon et célestin avec qui nous étions les seuls étrangers. Gaêlle et moi avons répondu aux invitations a danser et c'est difficile de décrire le plaisir que les gens ont eu à voir que l'on appréciait leur île et leur fête et qu'on y participait .On a quand même décliné quelques invitations à danser, parce qu'ici c'est chaud chaud la danse!!!
 
On n'avait pas la tenue!!!
 
Les hommes ont bu quelques verres
 
mais pas d exagération, gare à la grogotisation
 
Enfin depuis a tarrafal on est crichtina et patlllllicot et on ne peut plus faire 200 mètres sans tomber sur une "connaissance" ravie de faire la causette en crioulo, en anglais ou en français. On ne peut plus s'asseoir en terrasse sans avoir de la compagnie!!! c'est vraiment une île extraordinaire.
 
 
Pourtant les gens ne sont pas riches ici. Un salaire équivaut à 100 euros, parfois 200 quand c'est un bon travail et les prix de l'alimentaire sont ceux de l'europe. Du coup ils mangent du riz, des haricots secs, du mais, du thon et des patates,parfois du porc ou du poulet et basta.La cachupa ou la feijoada, plats nationaux sont un mélange de ces ingrédients; Ca tient au ventre mais c'est bon!!
 
Ici le tourisme est inexistant. Peut être est ce pour cette raison que cette île est restée aussi authentique, sa population si simple et si chaleureuse. Et en même temps quelle dommage que ce Cap vert, resté fidèle à son identité, soit si méconnu. 
  
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune
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Lundi 25 septembre 2006
Nous quittons Sal pour Boavista, "belle vue" voici un nom d'île bien prometteur.
Nous sommes partis à 2, nous arrivons à 3 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mais non ce n'est pas une sirène...... c'est une daurade coryphène, c'est un poisson aux couleurs magnifiques, bleues, jaunes et dont la chair est excellente. 1,22 mètre, on est content de notre pêche,  ça change du thon...!!!
Boavista, comme Sal est une île sans eau, également sèche, aride et déserte mais à la différence de Sal, celle ci est magnifique.
 

Ici aussi souffle l'harmattan, qui à son passage ,recouvre l île de poussière rouge et brouille l'atmosphère d'une brume de sable fantomatique et persistante.
 
Nous prenons un aluger en compagnie d' un couple de jeunes mariés, Marianne et Thomas (salut les pt'tits loups, pas trop dur la rentrée? ) de Gege et de Féfa le chauffeur et partons faire le tour de l'île, découvrir son charme seulement entraperçu de notre mouillage.
 
Les paysages y sont assez montagneux bien que les sommets ne dépassent pas 387 mètres ( point culminant ).
 
 
Des plaines formées par d'anciens volcans coléreux naissent mystérieusement quelques arbres. Miracle de la nature, ici il n'a pas plu depuis 2 ans, comment ces tâches de chlorophyle viennent encore, par le contraste qu'elles créent, insister sur l'aridité des lieux ?
 
D'anciens villages fantômes dressent leurs ruines,
nous rappelant qu'ici il n'y a encore pas trés longtemps, les salines faisaient vivre la population et donnait à l'île la vie qui manque aujourd'hui. Bien que plus souriants qu'à Sal, les gens sont fermés, peut être derrière un rêve de grandeur évanoui. Sal Rei, la capitale a failli, du temps de l'exploitation du sel, être la capitale de l'archipel.
 
 
Ce sont aussi les plages de sable blanc sur des espaces infinis,
une mer de nuances bleues d'un doux camaieu que vient parfois rompre la couleur sable dessinée par le mouvement des vagues.
 
Se sont les rouleaux d'écumes où l'on aime à se rafraîchir....
 
avant d'aller sous les palmiers;
 
 
faire une sieste ...
et peut être  rêver du temps où les navires venaient s'échouer sur les rivages de cette île aux récifs sournois, discrets mais assassins, aux courants fougueux, aux vents déchaînés et aux habitants qui s'alliant aux éléments par quelques ruses de lumière aidaient les bateaux dans leur perdition afin d'en retirer une survie dans le pillage.
C'est ainsi que plus de 200 épaves gisent dans les fonds turquoises pour le grand bonheur des plongeurs et des chercheurs de trésors. Nous avons ainsi plongé, visité  une épave coulée à 8 métres de fond
et nagé parmi des quantités de poissons multicolores. Nous sommes par contre remontés aussi pauvres que nous sommes descendus.
 
C'est aussi l'île où les tortues viennent se reproduire chaque année en juillet août. Nous partons un soir à destination d' une plage où les tortues viennent pondre. Il faut attendre quelques heures que la lune, lasse de briller de tout son or, décide enfin de disparaître. Les tortues sortent de la mer dans le silence et l'obscurité. Elles se traînent, énormes, imprimant leurs traces dans le sable, jusqu à trouver l'endroit où elles vont creuser, pondre avant de regagner les vagues.
 
A deux reprises, nous assistons avec émotion à la sortie des eaux d'une tortue obéissant ainsi à sa programmation génétique. Mais c'est compter sans la bêtise de l'homme. Les deux fois, alors que la tortue s'est lourdement et difficilement  traînée sur la plage, des touristes accompagnés de guides locaux surgissent de l' obscurité avec appareils photos et flashs, terrorisant la tortue qui amorce alors un demi tour rendu difficile par les guides qui tentent de la freiner en posant leur pied sur la carapace afin de freiner son évasion vers le large.
Ces tortues retournent à l'eau avec leurs 200 oeufs, qu'advient il d'elles ensuite, qu'advient il des oeufs? tout ça pour quelques photos, alors que lorsqu'elle pond, il est possible de la prendre en photo sans aucun problème. Question sans réponse, pourquoi n'ont ils pas attendu un quart d'heure de plus,  tout le monde aurait été content et surtout la tortue aurait pu faire ce pour quoi elle était venue .
Donc vous n'aurez pas de photos, on nous a volé cet instant.
 
Sinon les habitants de boavista vivent de la pêche, ils partent avec de toutes petites barcasses pourvues d'une petite voile
 
et ramène des centaines de poissons qui sont ensuite vendus dans de grandes cuvettes plastique ( sans glace, et il fait trés chaud au cap vert!!!) par les femmes sur le marché aux poissons.
 
Nous on trouve des requins .........qu'on n'a pas le coeur de manger!!!
 
 
 a bientot de sao nicolau
 
 
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune
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Vendredi 8 septembre 2006
Dakar est derrière nous.
Aprés une navigation de 4 jours et quelques ciels impressionnants,
 
Plume de lune est arrivé................ sur la lune
 
à moins que ce soit sur Mars.!!!!
 
Ile de Sal. Archipel du Cap vert.Nous arrivons à Palmeira, le port de pêche de l'île.
 
Et partons à la découverte de ce cap vert qui vu d' Europe est attirant, captivant et mystérieux.Nous mettons pied à terre au milieu des pêcheurs.
 
 Nous saluons tout ce petit monde en portugais, à peine quelques grognements en réponse. Pas un sourire en réponse au notre. Pas d'indifférence non plus, des regards qui mettent mal à l'aise,
 
Bon, on va voir un peu plus loin....la ville est surprenante. De grandes artères ensablées par l'harmattan, ce vent venu d'Afrique chargé de sable rouge et soufflant en permanence,et qui sature l'air d'une brume poussièreuse créant une lumière trés douce, des maisons de couleur, 
des portes qui en s'approchant ouvrent le passage pour de petites épiceries
 où les locaux viennent aussi boire le grogo, rhum local qui donnent aux habitants de l île les yeux rouges , un air hébété et un vieillissement précoce.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bien sur comme on ne veut pas mourir idiots on va essayer ce breuvage magique.....en petites doses bien sur!!!
 
Dans les rues, il n'y a que des enfants qui ne sont pas plus accueillants que les adultes. Mais où sommes nous tombés ?
 
Un peu plus tard dans la soirée les adultes sont aussi dans la rue et ils se regroupent pour jouer, le jeu est trés répandu ici
 
ou ils se regroupent pour discuter comme partout dans le monde, c'est consolant!!
 
C'est pas la nuit des morts vivants mais il règne une ambiance bien étrange quand même.
 
L'arpentage des rues nous dévoile la pauvreté de la population qui vit au sein de paysages arides.
 
 Il n'a pas une goutte d'eau sur Sal, juste une usine de désalinisation et des fontaines où les gens vont acheter l'eau avec bidons et brouettes.
 
Et les paysages sont désolés, complètement désolés. Et c'est le silence, pas une note de musique, où est donc passée la morna capverdienne ?
 
Nous prenons un aluger ( taxi local). Voilà à quoi ça ressemble, c'est trés sympa,
 
 et on va à la capitale, Espargos
 
Quelques marchés.......
 
Mais c'est toujours le désert émotionnel, toujours pas de ressenti.
 
Le soir venu, nous nous jetons sur nos guides, toujours la même question, où sommes nous, où est passé l'accueil chaleureux de la population, où est passée la musique?
IL parait qu ici ils ont perdu leur identite capverdienne, c est la moins representative des iles du cap vert.
 
L île de Sal est une grande plaine, sèche, aride dont quelques sommets de 200 à 400 mètres viennent rompre la monotonie.
 
Du coup cette île fut la dernière a être peuplée.Les premiers habitants sont apparus en 1830 en vue de l'exploitation de sel.Le site de Pedra de Lume est trés surprenant. C'est une saline qui se trouve dans le cratère d'un volcan et on y accède par un tunnel.
 
Elle a fonctionne jusque dans les années 1940. Pendant un temps elle fut exploitée par les salines du midi et constituait un petit territoire français avec sa frontière etc...; 
 
Aujourd'hui elle est de nouveau utilisée mais.... pour la thalassothérapie, d'où les martiens!!! tout s'explique
 
 Toutefois, l'île possède des plages magnifiques et l'eau y est trés belle, claire, turquoise et trés poissonneuse. Les plongées au masque et tuba sont un vrai plaisir, des poissons de toutes les couleurs, de plein d'espèces évoluent autour de nous. Il y a des poissons perroquets splendides et des murènes trés trés moches !!! Et puis le vent toujours présent sur certaines plages attirent les véliplanchistes du monde entier.
 
Du coup les italiens ont investi dans l'île un aéroport international ( le seul de l'archipel ) et des complexes touristiques et c'est devenu à ce jour l'île la plus touristique.
 
Là vous voyez la touriste moyenne se balladant sur une plage prés d'un complexe au moins 4 étoiles.... surprise par un paparazzi;
 
Les guides expliquent aussi que cette île a perdu son identité capverdienne, alors on va aller voir plus loin si on arrive à ressentir un peu mieux les choses parce que là on est un peu démuni. Départ pour l'île de Boavista demain. Mais pour le moment nous apprécions le magnifique coucher de soleil qui s'offre à nous.
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune
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Jeudi 10 août 2006
Les côtes sont en vue, les immeubles de Dakar se dressent sur la platitude d'un sol ocre, les rochers déchiquetés de l île de la madeleine se projettent dans un ciel de crépuscule,
 
nous contournons le cap Manuel, l'île de Gorée nous dévoile dans le soleil couchant ses bâtisses coloniales ocres et rouges.
 
 Le bateau avance, doucement il pourfend les vagues nonchalantes qui annoncent l'Afrique. L'eau a t'elle une mémoire? a t'elle la mémoire de ces bateaux qui pendant 3 siècles ont dans le sens contraire au notre arraché à sa racine le sang africain, le bois d'Ebène comme ils disaient....
Gorée, la maison des esclaves,
 
 la porte d'un départ sans retour d'où le desespoir les poussait souvent à se jeter en pâture aux requins plutôt que de vivre sans âme. Ils étaient là, pauvre marchandise entassée, pesée, humiliée, vidée de toute humanité sous l'oeil indifférent de maquignons.....
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
nos pas ont foulés ce lieu où tant de cris muets ont emplis les murs d'une mémoire infaillible, ils nous ont mené, nous européens honteux de nos ancêtres marchands d'esclaves aux portes des cellules des enfants, des jeunes filles, des femmes, des hommes avec parfois une envie de pleurer. D'ailleurs je pleure en écrivant ces lignes.....
Alors avant que je ne vous rende trop triste, on va quitter cette maison pour se ballader dans les rues de Gorée où la splendeur de vieilles maisons révèlent quelle douce vie s'écoulait à quelques mètres de la douleur.
 
Cette île fut le premier lieu habité, elle fut le témoin de luttes entre européens, portugais, hollandais, français et anglais qui se battaient pour cette tête de proue.Ils se l'arrachèrent à tour de rôle.
 Aujourd'hui, c'est un endroit où règne le calme et la joie de vivre.Certaines maisons sont aujourd'hui au bout de leur processus de désuétude, mais malgré tout squattées par des familles entières qui leur redonnent de la couleur et de la gaieté. 
 
 
Au XVII ème siècle, les français vont consolider leur présence au sénégal en créant à l'embouchure du fleuve Sénégal au nord du pays la ville de Saint Louis
. Ce fut la capitale du sénégal jusqu'en 1958, date à laquelle ce rôle fut transféré à Dakar. Ville superbe que St Louis, anciennes bâtisses coloniales aux couleurs variées.
 Bien sur elles n'ont pas été entretenues, faute de moyens mais l'Unesco a classé la ville et peut être va t il lui rendre un peu de sa superbe.
   
 
Nous allons y passer 2 jours  épiques. Comme nous sommes 6, nous prenons un taxi collectif. L'état de ces véhicules est ahurissant, chez nous ils seraient à la casse depuis longtemps, mais ça roule, une poignée de fermeture de fenêtre pour 4 portières, sièges défoncés, aucun compteur ne fonctionne et au retour sous un orage carabiné, on va également se rendre compte qu'il n'y a pas d'essuies glaces. Personne n'y voit rien au travers mais le chauffeur semble avoir un sixième sens aiguisé par nos cris de panique quand on se trouve sur la voie de gauche où trés trés prés même trop prés d'un camion. Au bout de 150 km d'une telle conduite, l'orage se calme, on est épuisés.......le chauffeur continue sa course, nous on est muets !!!!!!
 
Traversée de villages
 
A Saint Louis, nous allons faire le tour de la ville en calèche,
 ce qui va nous permettre de faire quelques photos sympas, car au Sénégal, les photos sont difficiles à prendre. Certains nous disent même que c'est interdit ...... moyennant quelques francs CFA ça pourrait s'arranger!!!! Du coup il faut voler les photos, même les batiments on n'a pas le droit de les prendre. Un policier m'a interdit de faire une photo de la gare, c'est délirant. Donc la calèche fut un bon moyen pour prendre quelques scènes de rue notamment dans le quartier des pêcheurs.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Vous assistez là à la criée sénégalaise !!!!!
 
 
Il y a plein de chèvres et de moutons partout
 
et un super futur champion pour L'OL
 
et là, c'est un homme fatigué !!
 
Retour à Dakar. Notre bateau est ancré dans la baie de Hann à environ 7 km du centre ville au cercle de voile de Dakar (CVD).
 
Il y règne une ambiance sympathique entre voileux voyageurs et jeunes sénégalais travaillant sur place. Là, Philippe nous donne quelques tuyaux pour les remontées de fleuves, chemins qu'il a empruntés il y a quelques temps et que nous devrions découvrir dans quelques semaines.
 
Là  il a pété un câble. Il se prend pour  un hippopotame
 
On est voisins avec des pélicans 
 
Là, ce sont mes copains Fodé et Mamadou
 
Tous les jours midi nous mangeons sur place
 
et c'est le cirque tous les jours avec les chiens, les margouillats etc......;
 
la cuisine locale des dibiteries( chez nous boui boui ) pour 1 euro environ.
 
Nous y prenons x douches par jour à l'eau froide, ahahah que ça fait du bien.
 
Et puis nous allons nous promener à Dakar de temps en temps. Je ne sais comment traduire cette ambiance en mots. La ville est grouillante, les trottoirs sont sableux et poussièreux. Sur ces trottoirs on trouve des cahutes construites de bric à brac qui servent de boutiques et d'habitations. 
 
 A côté, on trouve des camions peut être en panne, des voitures, les ordures, des amoncellements d'objets hétéroclites.
 
 Et au milieu il y a des gens qui sont couchés sur des cartons semblant éreintés par la chaleur étouffante de la ville,
 
d'autres discuttant assis par terre ou à l'ombre de camions ou de parapluies. Les femmes dans leurs boubous colorés vendent  mangues et arachides tandis que partout des vendeurs aux bras chargés essaient de vendre aux piètons comme aux automobilistes leurs marchandises trés variées: bananes, fer à repasser, clim, lampes, vaisselle, tissus, bouées, vêtements, parfums tombés des camions (ils le disent direct ) des montres ( surtout des rollex), des monts blanc ( pas la crème voyons, les stylos), des DVD, des boÏtes de thon...............de tout.
Ici tout le monde a le sourire.
 
Plaisir des marchés, là c'est Christine qui choisit des calebasses que gérard va négocié dur
Et chaque rencontre, peut être des centaines dans la journée, sont hautes en couleur.Le sénégalais est adorable.la politesse est chez lui une valeur des plus importantes.Ils sont furieux si on ne répond pas à un bonjour. Il y a donc tout un rituel, bonjour, ça va oui et la famille oui et bienvenue et d'où tu viens la france, ah je connais il y a une bonne équipe de foot etc...... aprés on passe aux choses sérieuses, il faut démontrer avec beaucoup de tact et de bonne humeur que l'on n'a pas besoin de ce qu'ils vendent. Les premiers jours c'est déconcertant et agaçant. Et puis on s'aperçoit que c'est entre le jeu et le rituel. De plus, le Sénégalais a beaucoup d'humour et de finesse et il accepte sans problème nos arguments s'ils sont bien tournés.Les mots sont importants, le respect aussi, ils sont fiers et ils ont bien raison.On devient de plus en plus à l'aise avec eux.Il faut dire qu'ils ne sont pas du tout agressifs, ils ont le sourire aux lèvres et aux yeux et tellement la certitude que nous les toubabs on est tellement plus riches qu'eux. 
 
Et puis il y a plein de cocasserie, ça dans la brouette,c'est une pêcheuse
 
Il dort du sommeil du juste dans une boutique de tissus assez classe, On a vu des centaines de pieds de dormeurs depassant des étals !!!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une gare routière
 
 
là c'est le transport en commun sénégalais
 
et là c'est un coiffeur.
 
Et ça c'est moi aprés le coiffeur . Depuis j'ai un nom sénégalais, Aïda Diop
 
Plein se scènes comme ça mais pas de photos....je vous l'ai dit pas fastoche.....
 
Ce qui est sur, c'est qu'au bout de quelques heures, on est éreinté, on n'en peut plus du bruit, de la foule et des palabres et des marchandages et des voitures et de la poussière.......mais on repense avec sympathie aux rencontres de la journée. On est content, c'était une super journée, mais le lendemain on se repose au CVD avant d'avoir le courage de retourner à Dakar...plus tard. En attendant on va rajouter à votre collection "apéro" une nouvelle image!!!! celui là, j'suis sûre qu'il est trés mérité!!!
 
Nous sommes aussi allés au lac rose.
 
 Il parait que cette couleur d'eau provient de crevettes aimant mangé salé. Ce lac est trés salé et le sel y est exploité
Voilà, contents de votre voyage au Sénégal?
En tout cas nous on est contents et si nous partons dans 2 jours au cap vert, et bien nous revenons au Sénégal dés octobre
Plein de biz à tous
Lessdfsénégalais
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune
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